vendredi, 06 septembre 2019 12:58

18 mois d’emprisonnement ferme pour viol sur mineure

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Le tribunal pour enfant statuant en matière criminelle a connu du dernier dossier comptant pour cette première session criminelle. Comme la plupart des dossiers, il était encore question de viol sur mineure. Un jeune homme apprenti peintre bâtiment a comparu devant le tribunal. Reconnu coupable pour les faits qui lui sont reprochés, il écope de 18 mois d’emprisonnement ferme.

Les faits se déroulaient le premier jour de la rentrée scolaire 2017-2018 soit le 18 septembre 2017. De retour de l’école ce jour, la victime, élève en classe de 5ème et âgée de 14 ans au moment des faits, se retrouve avec trois amis au domicile de l’accusé. Ce dernier réussit à faire s’éclipser les trois autres, pour se retrouver seul avec la victime. Il en profite pour entretenir une relation sexuelle avec la jeune fille. Interpellé et inculpé pour viol sur mineure, le jeune homme a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, tout en soutenant que la victime était sa petite amie, et que la relation a été consentie. Ce sont ces mêmes propos qu’il a tenu à la barre. Le père de la victime présent à la barre a déclaré ne pas se constituer partie civile. Mieux, il a fait savoir à la composition que sa fille souhaiterait que le mis en cause soit libéré pour aller continuer son apprentissage. Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public Elon’m Mario Metonou a démontré la constitution de l’infraction de viol à l’égard du mis en cause.

Il a par la suite demandé au tribunal de le retenir dans les liens de l’accusation, et a requis à son encontre le temps déjà passé en détention, ou 18 mois d’emprisonnement tout au moins. Le conseil de l’accusé maître Casimir Marin Hounto n’a rien fait que de demander la clémence du tribunal pour son client. Après avoir donné la parole à l’accusé en dernier, la cour se retire pour délibérer. A son retour, elle a reconnu l’accusé coupable de viol et l’a retenu dans les liens de ladite infraction. Elle le condamne à 18 mois d’emprisonnent ferme, et donne acte au père de la victime de ce qu’il ne se constitue pas partie civile. L’accusé est désormais libre pour avoir déjà passé le temps de sa condamnation en détention.

 

Evelyne Sagbohan

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