jeudi, 08 janvier 2015 10:22

Rencontre entre élus FCBE : défendre Yayi et gagner les prochaines élections

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La guerre des mots n'en finit pas entre la majorité présidentielle et l'opposition. Et ceci bien autour du processus électoral toujours dans l'impasse, une actualité qui ne manque pas de fournir de la matière aux deux camps. Dans ce sillage, les FCBE viennent encore de signer un acte de ce qui semble être leur stratégie depuis longtemps : répondre du tac-au-tac...

La guerre des mots n'en finit pas entre la majorité présidentielle et l'opposition. Et ceci bien autour du processus électoral toujours dans l'impasse, une actualité qui ne manque pas de fournir de la matière aux deux camps. Dans ce sillage, les FCBE viennent encore de signer un acte de ce qui semble être leur stratégie depuis longtemps : répondre du tac-au-tac. Si le 6 janvier 2015, deux députés qu'on pourrait classer dans l'opposition était face à la presse à l'assemblée nationale, c'était au tour de la famille politique du Chef de l'Etat de donner sa lecture du climat politique du pays 24 heures seulement après. Des élus, maires et députés, de l'alliance FCBE (Forces Cauris pour un Bénin Emergent) étaient en concertation hier mercredi 7 janvier 2015 à Cotonou pour prendre des résolutions sur l'avenir de leur formation politique. Les 50 maires et 33 députés réunis au sein d'une "synergie des élus FCBE", se disent d'ores et déjà engagés à "aller victorieusement" aux élections locales et communales et législatives. De plus, dans la "perspective de pérennisation de l'alliance FCBE", les élus soutenant le Chef de l'Etat annoncent qu'ils comptent "gagner les élections présidentielles en 2016" pour "préserver les colossaux acquis" de la gestion de Boni Yayi depuis 2006.

Mais avant d'annoncer leurs prochaines ambitions, les défenseurs du Président Boni Yayi ont affirmé leur position sur certains sujets de l'actualité politique nationale. Ainsi sur la question de l'échec du dialogue politique, Grégoire Akoffodji qui parlait ce mercredi au nom de l'alliance en rejette la responsabilité sur l'opposition. Des exigences de l'opposition sur lesquelles a achoppé la préparation du dialogue, l'une était "l'accès équitable des partis politiques aux médias de service public". A cette revendication, le tribun oppose une jurisprudence de la Cour constitutionnelle établissant qu'on ne saurait limiter le Président de la République dans l'utilisation des antennes de l'ORTB.

Pour lui, ces "préalables anticonstitutionnels" de l'opposition ont fait du projet de dialogue "une farce politique". Le député FCBE et ses pairs y voient une "manoeuvre" de l'opposition de mettre en oeuvre "un projet aventuriste de mouvements de rue". Mais l'opposition devrait prendre garde, car pour "ces dérives politiques", les FCBE "doivent s'organiser pour contrer en tout temps et en tout lieu l'opposition par une riposte conséquente".

Les maires et députés acquis au Président de la République ont également rejeté les accusations portées contre le gouvernement dans le retard des élections. Selon l'alliance FCBE le Chef de l'Etat a joué sa partition pour l'organisation des élections.

Faire la cuisine interne

La recomposition de l'échiquier politique à la veille des élections n'a pas échappé aux FCBE. Au vu du départ de la famille de certains soutiens, le groupe des maires et députés entend réaffirmer sa fidélité à Boni Yayi comme le souligne le député André Okounlola Biaou. "Nous avons voulu faire comprendre à l'opinion que le Chef de l'Etat a le soutien de son peuple à la base et que les élus sont en bloc derrière lui pour les combats futurs".

Cependant, les élus FCBE ne perdent de vue qu'ils doivent faire une "clarification des positions des partis, mouvements et personnalités composant l'alliance".

 

Vincent Agué

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