mercredi, 11 février 2015 11:17

L'alliance FCBE décidée à rester au pouvoir après 2016

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A l'alliance politique du chef de l'Etat, FCBE, l'heure est à la remobilisation des troupes pour les prochaines élections. Les Forces Cauris pour un Bénin Emergent tiennent un congrès extraordinaire ce vendredi 13 février 2015 au Palais des Congrès suivi d'un meeting de compte rendu le lendemain au stade de l'amitié de Cotonou.

A l'alliance politique du chef de l'Etat, FCBE, l'heure est à la remobilisation des troupes pour les prochaines élections. Les Forces Cauris pour un Bénin Emergent tiennent un congrès extraordinaire ce vendredi 13 février 2015 au Palais des Congrès suivi d'un meeting de compte rendu le lendemain au stade de l'amitié de Cotonou. Les responsables de l'alliance ont organisé une conférence de presse hier mardi 10 février pour l'annoncer. Face aux journalistes le coordonnateur de l'alliance FCBE, Eugène Azatassou, et plusieurs députés membres de la majorité de Boni Yayi ont expliqué les objectifs du congrès. Il s'agit de restructurer les bases de l'alliance pour mieux aborder les prochaines élections législatives, communales et présidentielles. Une nouvelle instance dirigeante sera également mise en place.

FCBE, l'unique majorité

Les conférenciers ont tenu à distinguer l'alliance FCBE des autres mouvements politiques qui se réclament de la majorité présidentielle. D'ailleurs, aux dires d'Eugène Azatassou, le congrès de vendredi prochain permettra de "délimiter et rendre compacte l'alliance FCBE". Difficile de ne pas y voir une volonté de désavouer les dissidents de l'alliance qui se réclament encore de la famille politique de Boni Yayi. Ces derniers se sont retirés pour créer leurs propres regroupements "ethno-régionalistes", observe Grégoire Akoffodji, député FCBE. Pour lui, seule la coalition FCBE représente toutes les contrées du Bénin.

"Après nous, c'est nous" : les idées de Boni Yayi resteront après 2016

S'il y a un slogan politique qui fait polémique au Bénin actuellement, c'est bien celui inattendu des FCBE qui clament partout : "Après nous, c'est nous". Dès son apparition de la bouche de certains ministres, le slogan a suscité des réactions dans la classe politique. On ne conçoit pas que la famille politique d'un président devenu inéligible après ses deux mandats non renouvelables, ait comme crie de ralliement un slogan qui prête à confusion. Beaucoup y ont vu une expression déguisée d'un probable maintien de Boni Yayi à la tête du Bénin au-delà de 2016.

Les responsables de l'alliance FCBE ont-ils tenu compte de ces critiques ? En tous cas pendant une bonne période, le slogan s'était éteint. Mais il est revenu samedi 7 février lors de l'une des marches de soutien au chef de l'Etat organisée à Avrankou par le ministre de l'Enseignement Supérieur. Les journalistes n'ont pas manqué d'interroger les conférenciers d'hier sur ce slogan suspect. Chez les FCBE, le slogan "Après nous, c'est nous" est bien justifié. Il traduit leur volonté de gérer toujours le pouvoir même après le départ de leur leader Boni Yayi. Eugène Azatassou, coordonnateur national de l'alliance explique :

"On ne peut pas soutenir un Chef d'Etat pendant 10 ans et ne pas chercher les voies et moyens pour poursuirvre l'orientation qu'il a donnée. Par conséquent, il faut qu'on s'organise pour que cette vision perdure".

La vision à perpétuer est celle de Boni Yayi. Les députés FCBE présents à la conférence de presse ont chacun à sa manière justifié ce choix. Sofiath Shanou fonde son espoir sur la pérennisation des acquis de la gestion de Boni Yayi. "L'espérance doit s'accrocher à l'expérience. Il y a déjà un programme, de l'expérience. Après nous, c'est nous, ce n'est pas Yayi forcément. Après Yayi, ce sera les idées de Yayi". Et à Christelle Houndonougbo, conseillère technique au ministère de la Jeunesse d'avertir sur un éventuel changement de système. "Nous pénaliserons les femmes, les enfants, les jeunes, le pays si jamais nous observons une rupture par rapport à ce qui se fait depuis 10 ans dans ce pays", a-t-elle fait remarquer avant de compléter que les FCBE sont engagées pour un "changement dans la continuité".

 

Vincent Agué

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