mercredi, 14 septembre 2016 10:22

Explosion de Tori-Avamè : le préfet de l’Atlantique veut la fermeture de la décharge

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Le préfet de l'Atlantique ne veut plus du site de destruction de produits avariés de Tori-Avamè. Ce mardi 13 septembre 2016, Jean-Claude Codjia effectuait une descente sur la décharge après l'explosion du jeudi qui a fait 87 brûlés et 8 morts. Le préfet de l'Atlantique a annoncé vouloir fermer le site

Le préfet de l'Atlantique ne veut plus du site de destruction de produits avariés de Tori-Avamè. Ce mardi 13 septembre 2016, Jean-Claude Codjia effectuait une descente sur la décharge après l'explosion du jeudi qui a fait 87 brûlés et 8 morts. Le préfet de l'Atlantique a annoncé vouloir fermer le site.

"Je crois que nous allons mettre un terme à cela", a déclaré Jean-Claude Codjia.

Le préfet se veut aussi préventif. "J'ai demandé à tous les maires de faire une prospection sur leur territoire pour recenser de tels sites. Nous allons surseoir jusqu'à nouvel ordre à toute opération d'enfouissement", a également précisé Jean-Claude Codjia.

Etat des malades

Le préfet de l'Atlantique s'est aussi rendu à l'hôpital de zone de Ouidah où une vingtaine de victimes de l'accident sont pris en charge. 22 personnes y avaient été admises. Il y a eu un décès, "un cas critique", selon le docteur Winnoc Goudjo, médecin coordonnateur. "Dans l'ensemble, ça va. La situation est en train d'être maîtrisée", a indiqué le directeur départemental de la santé de l'Altantique. Pius Gounadon annonce une "petite bonne nouvelle" comme preuve anecdotique : parmi les malades, une femme enceinte brûlée a accouché dans la nuit lundi au mardi.

Plusieurs décès

Dans les hôpitaux de Cotonou qui accueillent les malades aussi, les autorités sanitaires rassurent même si plusieurs décès sont enregistrés. Au Cnhu Hubert Maga, huit décès sont enregistrés sur les 20 malades à la date d'hier. Au Chu de Suru Léré, un patient sur les cinq admis est décédé. Quant à l'hôpital de Ménontin, trois personnes sont désormais décédées parmi les 12 qui y avaient été admises.

C'est le l'hôpital de zone d'Abomey-Calavi qui se démarque. Ici, pas un seul décès sur les 18 malades soignés.

Dans tous les cas, les médecins se veulent prudents. "En réalité il y a des gens qui ont encore un pronostic réservé, d'autres pourraient s'en sortir", a par exemple expliqué Germain Luc Kokoyé, responsable du séjour des malades admis au Cnhu.

 

Vincent Agué

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