mercredi, 16 janvier 2019 19:18

Procès ICC Services : Sévérine Lawson de nouveau à la barre

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18ème jour du procès ICC services à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce 16 janvier 2019. Les débats se sont poursuivis aujourd’hui à Porto-Novo avec l’audition de Mme Sévérine Lawson. Plus de 48 heures déjà que la présidente du comité de suivi est à la barre. L’interrogatoire qu’elle a subi a d’abord achoppé sur la propension du sachant, d’après les avocats, à ne pas franchement répondre aux préoccupations, avant qu’elle ne reprenne son cours normal à partir de 11 heures 30, bien sûr, suite à une suspension.

Olga Anassidé, avocat de la partie civile, à la réouverture du procès ce mercredi, a tiré la sonnette d’alarme. Perçue comme le tournant décisif de ce procès, la déposition de Sévérine Lawson devrait effectivement éclairer la lanterne de la cour au lieu d’être des déclarations approximatives qui assombrissent davantage le débat. Alors, pour l’ensemble des avocats qui ont requis une suspension, il fallait qu'elle puisse épargner à la Cour sa biographie afin de gagner du temps.A l’entame de l’interrogatoire, la présidente du comité de suivi qu'elle a dirigé pendant deux ans, estime qu’elle ne pourrait dire que ce qu’elle savait, même par rapport aux différentes missions dévolues au comité. face à la cour, Sévérine lawson a déclaré qu'elle ne savait pas le budget alloué au comité ainsi que la prime allouée à son poste.

L'autre point de sa déclaration, est sa tendance à se reporter sur la commission autonome d’enquête judiciaire pour des questions relevant de ses attributions. Après un recadrage, et ce jusqu’à la suspension à 17 heures 12, le débat a été axé autour de la première des cinq missions dévolues au comité de suivi. Précisément, il était question de mener des investigations sur la situation et inventorier tous les actifs, soldes bancaires, titres de propriétés des sociétés de collecte illégale d’épargne et de placement d’argent. Ce qu’il faut retenir des échanges, c’est que le comité de suivi n’est jamais parvenu avec les responsables de ICC Services à s’accorder sur le nombre exact de déposants à rembourser.

Au regard des contradictions soulevées par les accusés, les avocats et le ministère public, beaucoup de zones d’ombre persistent relativement à la conduite de cette mission. D’où la nécessité, a annoncé le président de la cour, d’auditionner l’huissier qui a travaillé sur ce dossier, le président de la commission autonome d’enquête judiciaire, le directeur de l’organisation et de l’informatique du Ministère de l’Economie et des finances et même des responsables de l’INSAE.

Le débat sur l’utilité de ce comité a refait surface notamment avec l’aveu fait par Mme Lawson qu’elle n’a jamais été mise au courant que 3 millions ont été retrouvés chez Emile Tègbènou au détour d’une perquisition. Les débats reprennent ce jeudi.

 

Hervé Jossè et Adonis Bohoun

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