lundi, 14 janvier 2019 18:37

Procès ICC Services : la gestion du comité de suivi avec Lawson, les trois versions de Ahizimè et Nicaise Fagnon conteste

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16ème jour du procès ICC services à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce 14 janvier 2019. L’ex-agent judiciaire du Trésor, présidente du comité de suivi créé en 2010 pour gérer le dossier ICC Services et consorts,  Sévérine Lawson, était à la barre cet après-midi. Il découle de ses révélations que les responsables de ICC Services étaient loin d’avoir les moyens pour rembourser les déposants.

 Qu’a-t-elle pu faire pour sauver les meubles ? C’est la principale préoccupation à laquelle devait répondre Sévérine Lawson auditionnée en qualité de sachant. Son audition aura duré près de deux heures d’horloge. .

Ce qu’il faut en retenir est qu’en définitive, il s’agit d’une affaire complexe et que 13 milliards 28 millions ont pu être mobilisés et remboursés aux déposants bien sûr sans ceux de ICC Services. La difficulté du cas ICC Services est dû à ses responsables n’ont pas été en mesure de produire des données pour contredire celles issues du recensement de l'Institut national de la statistique et de l'analyse économique (INSAE). Cependant, ils ont reconnu envers leurs clients une dette de 15 milliards. Mais, en dépit des simulations faites par le comité qu’elle a dirigé des simulations qui créditaient ICC Services d’un milliard de francs Cfa, seulement un peu plus de 400 millions ont été récoltés suite aux ventes aux enchères des biens saisis. De cette enveloppe, seulement 226 millions 700 mille, issus de la première vente aux enchère sont disponibles sur un compte au Trésor. Les fonds résultant de la seconde sont consignés au greffe. L’autre difficulté avec ICC Services est qu’en lieu et place d’un plan de remboursement, a déploré Sévérine Lawson, c’est un plan d’affaires que ses responsables avaient produit, et escomptaient, en contrepartie être remis en liberté. Ce qui bien évidemment n’était pas possible.

Que retenir des déclarations de Grégoire Ahizimè et Nicaise Fagnon ?

A la barre, Grégoire Ahizimè, a donné à la Cour l’occasion de constater qu’il varie dans ses dépositions. Au sujet des trois millions destinés au cabinet Sixty de Franck Ahouandjinou, la Cour a recensé trois différentes versions venant de lui. La dernière : il aurait remis cette somme d’argent à Zéphirin Cakpo. Ce qui ne pourrait pas être vérifié puisque Zéphirin Cakpo ne vit plus.
Quant à Nicaise Fagnon, il réfute avec force et vigueur avoir pris cinq millions par semaine chez Guy Akplogan. Il a déclaré devant la Cour qu’il n’a aucune relation avec Guy Akplogan et que ce dernier ment sur son compte.

Les débats ont été suspendus à 17H30. Rendez-vous demain mardi pour la suite de ce procès.

 

Hervé Jossè et Adonis Bohoun

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