lundi, 31 décembre 2018 15:27

Procès Icc services : l'ancien commissaire Pépin Adjovi à la barre

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9ème jour du procès ICC Services ce 31 décembre 2018. Les échanges se sont poursuivis aujourd’hui à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme CRIET à Porto-Novo. C’est l’ancien commissaire central de Porto-Novo, ex-directeur départemental Ouémé-Plateau de la police, Pépin Adjovi qui est resté le clair du temps devant la cour.

Comme pour donner raison au président des céans qui, dans son mot liminaire, attirait l’attention de tous sur la nécessité d’éviter de voir ce procès, "définitivement consumé dans la flamme du mensonge",  les quatre heures d’horloge passés par Pépin Adjovi devant la Cour ont administré la preuve que la voie de la vérité est ardue. Pour la formation judiciaire dirigée par Cyriaque Edouard Dossa, les objectifs étaient pourtant clairs : confronter les informations sur le déroulement des perquisitions faites chez Emile Tégbénou et, au sujet des 27 milliards, savoir s’ils ont existé et où est passé cet argent.

Bousculé et acculé jusque dans ses derniers retranchements, l’ex directeur départemental Ouémé-Plateau de la police n’aura pas autrement fait avancer les choses. En effet, c’est à une audition difficile qu’on a assisté ce lundi. Une audition marquée par le silence de Pépin Adjovi ou carrément son refus, à la stupeur générale, de répondre à certaines questions. Des attitudes face auxquelles les avocats de la partie civile ont appelé la cour à tirer les conséquences qui s’imposent.

Selon les procès-verbaux de perquisition, Pépin Adjovi était présent 4 fois chez Tégbénou. L’intéressé qui a demandé à la cour d’être clémente à son endroit à cause de ses oublis finira par reconnaître avoir pris part à 2 perquisitions, avoir souscrit à ICC Services, avoir été régulièrement informé par le garde-corps de Tégbénou sur les mouvements de ce dernier et les activités de ICC Services. S’il a laissé quelques impressions suite à sa prestation, c’est l’incohérence, l’absence de suite dans les idées et les mensonges flagrants, a fustigé le président Dossa qui a suspendu le procès à 16 H, renvoyé la cause au jeudi 03 janvier 2019 non sans décerner une ordonnance de prorogation au 18 janvier. 

 

Hervé Jossè et Adonis Bohoun

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