jeudi, 27 décembre 2018 18:03

Procès Icc Services : les multiples mea-culpa de Grégoire Akoffodji

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Au 7ème jour du procès de l’affaire Icc Services, l’ancien ministre de la Justice Grégoire Akoffodji s’est confondu en mea-culpa pour ses initiatives et celles du gouvernement de l’époque dans la gestion de la crise en 2010.

Assailli de questions devant la CRIET toute cette journée du 27 décembre, l’ancien ministre de la Justice, s’est montré par moment nerveux à tel point que le président de la Cour s’est senti obligé de rassurer Grégoire Akoffodji : il est interrogé non pas en tant qu’accusé mais en qualité de sachant pouvant aider à découvrir la vérité.

Cette vérité, pour sa manifestation, notamment en ce qui concerne, la gestion du scandale par l’Etat en 2010, est cependant loin de poindre à la lumière des réponses incomplètes données avec beaucoup d’hésitation par l’ancien ministre.

“Dos au mur”

Mais sur certains points précis, l’ancien ministre a admis des erreurs. Comme par exemple ce que les avocats considèrent comme une immixtion du gouvernement dans la procédure judiciaire. Le gouvernement avait en effet mis en place trois structures pour gérer la crise Icc Services : une commission d’enquête judiciaire, un comité de crise et un comité de suivi. Trois structures aux attributions floues.

Le gouvernement a dû créer ces structures pour faire face à l’ampleur de la crise qui a provoqué une “tension sociale” dans le pays selon Grégoire Akoffodji. “Aujourd’hui avec le recul, on peut se poser la question sur la pertinence sur la pertinence du choix du gouvernement”, admet l’ancien ministre.

Pour rappel, à son apparition dans le procès hier, M. Akoffodji a soutenu n’avoir jamais rencontré l’accusé Emile Tégbénou. Il a maintenu sa ligne de défense à son deuxième passage devant la CRIET alors que l’accusé soutient le contraire. Le seul accusé que Grégoire avoue avoir reçu à son domicile, c’est Guy Akplogan. Presque sermonné par le procureur pour cette initiative, l’ancien garde des sceaux se justifie là la Cour : “on avait le dos au mur”.

Per diem des membres des commissions

L’ancien ministre de la Justice a également été interrogé sur l’origine des fonds ayant servi à rémunérer les membres des structures spéciales de gestion de la crise Icc Services. C’est un ancien gendarme, membre de la commission d’enquête judiciaire qui a révélé pendant sa déposition ce jour que des per diem étaient versés aux membres de ladite commission. D’où venaient les fonds ? Barnabé Adounsiba ne s’en était jamais préoccupé.

Le président de la CRIET voulait en fait savoir si l’argent provenait des fonds récupérés auprès des responsables de Icc Services. L’ancien ministre Grégoire Akoffodji a fourni une réponse de principe : normalement, cela ne devrait pas être possible. Mais il ignore si les fonds avaient une origine autre que les deniers publics. 

 

Retrouvez tous les articles du procès Icc Services ici >> Les échos du procès ICC Services

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