mercredi, 19 décembre 2018 20:32

Procès Icc Services : Victor Topanou et Armand Zinzindohoué livrent leurs versions des faits

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Le troisième jour du procès Icc Services a connu, ce mercredi 18 décembre, les dépositions des anciens ministres Victor Topanou et Armand Zinzindohoué.

Victor Topanou, ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement de Boni Yayi quand le scandale éclatait en 2010, a été entendu par la CRIET. Il a expliqué les diligences qu’il a effectuées dans son rôle de ministre de la Justice à la demande son collègue des Finances Idriss Daouda préoccupé à l’époque par l’illégalité des activités de Icc Services. Ce dernier, sur conseil de Topanou a porté plainte contre Icc Services et trois autres structures qui menaient des activités similaires. C’était en janvier 2010.

La procédure n’est pas allée à son terme. L’ancien garde des sceaux pointe alors Georges Constant Amoussou, procureur général à l’époque, écouté par la Cour hier. Le magistrat aurait délibérément choisi de ne pas poursuivre les promoteurs de Icc services et des autres structures. Selon Topanou, M. Amoussou soutenait que la procédure judiciaire allait compromettre le remboursement des clients. De plus, l’activité de placement d’argent ne serait pas illégale mais profiterait d’un vide juridique aux yeux de Georges Constant Amoussou selon les dires de son ancien supérieur hiérarchique.

“J’ai été littéralement sacrifié”

Ministre de l’Intérieur limogé au début de l’affaire Icc en 2010, Armand Zinzindohoué clame son innocence. L’homme se présente comme un “véritable bouc émissaire” désigné par l’ancien président Boni Yayi. “J’ai été littéralement sacrifié”, affirme-t-il en détaillant avec énergie les circonstances dans lesquelles le président lui aurait “fait porter” l’affaire Icc Services. Tout s’est passé le 7 juillet 2010 au Palais d’après lui en présence d’officiers de la police. Boni Yayi, “en colère” et qui “vociférait” l’aurait accusé d’avoir mis à la disposition d’Emile Tégbénou un garde et de lui avoir signé un permis de port d’arme. Armand Zinzindohoué nie l’accusation formulée contre lui par le chef de l’Etat.

Il reconnaît cependant avoir souvent rencontré Emile Tégbénou. Au moins deux fois en 2009 et en 2010 à l’occasion de l’inauguration d’un forage puis d’une église. Les deux fois, le ministre représentait le chef de l’Etat qui l’aurait souvent mandaté et à qui il a toujours rendu compte. Avant que le président de la Cour ne suspende l’audience, l’ancien ministre a plusieurs fois martelé qu’il ignorait qu’Emile Tégbénou était un acteur de Icc Services.

 

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