mercredi, 04 septembre 2019 12:52

Coupable pour viol sur mineur et remis en apprentissage

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La vingt-deuxième affaire connue par le tribunal pour enfant statuant en matière criminelle a connu est un dossier de viol sur mineur. C’est un jeune apprenti vulcanisateur qui a comparu dans la cause. A la délibération, il a été reconnu coupable de l’infraction et a été confié à son oncle pour continuer son apprentissage.

Les faits remontent au dimanche 20 Mai 2018. La victime, une fillette de 5ans, a été envoyée par son père chez l’accusé dans son atelier situé non loin de la maison où vivaient la petite et ses parents. Celle-ci avait pour mission de lui remettre une somme de 100FCFA, pour acheter de la pierre d’alun. Un produit dont le père de la petite avait besoin pour nettoyer des escargots. Après avoir reçu la commission, l’accusé a traîné la fillette à la douche où, il a tenté en vain de lui intimer un rapport sexuel. Mais il va réussir à éjaculer après avoir introduire sa verge dans la bouche de la petite. Alertée par les cris de sa fille, la mère de l’enfant se dirigea vers l’endroit où elle surprend le jeune homme qui se rhabillait. Asséné de questions, le jeune garçon avoua son forfait sur le champ. Interpellé et inculpé, l’accusé a reconnu les faits auxquels il a ajouté certains détails à la barre. Les parents de la victime présents à la barre ont été aussi écoutés.

Il ressort des propos de la maman que c’est suite à son inquiétude par rapport au retard qu’accusait la fille à revenir qu’elle s’était porté en direction de l’atelier. C’est alors qu’elle a senti la présence humaine dans la douche où elle les a surpris. Quant au géniteur, après avoir répondu aux questions à lui adresser par le tribunal, il déclare se constituer partie civile à hauteur de 200.000FCFA qui représente les frais médicaux engagés dans le temps. Un montant que l’avocat de la partie civile maître Louis Augustin de Campos va porter à 500.000 FCFA pour tous dommages et préjudices subis. Le représentant du ministère public Antoine Abevi a dans ses réquisitions démontré la constitution de l’infraction de viol à l’égard du prévenu. En conséquence, il requiert à son encontre une peine de 3ans d’emprisonnement (36mois) dont 18 mois fermes et 18 mois assortis de sursis.

Le conseil de l’accusé maître Patrick Zannou a demandé la clémence du tribunal pour son client. Mais avant, il a essayé d’exposer le parcours de l’enfance du jeune garçon. On retient de ses propos que, c’est seulement à l’âge de 7 ans que son client a été abandonné par ses parents qui, l’ont confié à une grand-mère et un oncle. Ceux-ci à leur tour vont le confier à un autre en le mettant en apprentissage auprès de ce dernier qui ne s’en préoccupe autrement. L’enfant est alors livré à lui-même d’où des déviances sociales. Après avoir donné la parole à l’accusé en dernier, la cour se retire pour délibérer. A son retour, elle a reconnu l’accusé coupable de viol et l’a retenu dans les liens de ladite infraction. Elle ordonne son placement sous la garde de son oncle, sous la surveillance d’un assistant social chargé de dresser des rapports sur l’enfant, pour le compte du cabinet des mineurs.

Il a été aussi ordonné qu’il continue son apprentissage en vulcanisation ; cette fois-ci auprès de son cousin, qui n’est autre que le fils de son oncle. Ses parents et son ancien patron sont solidairement condamnés à verser la somme de 200.000FCFA à titre de dommages-intérêts aux parents de la victime.

 

Evelyne Sagbohan

 

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