vendredi, 23 août 2019 12:34

Douze mois d’emprisonnement ferme pour Coups mortels

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La quatorzième affaire connue par la première session du tribunal pour enfants statuant en matière criminelle, ce vendredi 23 Août 2019, est une affaire de Coups mortels, qui a fait comparaître, un jeune vulcanisateur âgé de 14 ans aux moments des faits. La cour l’a reconnu coupable de l’accusation et l’a condamné à douze mois d’emprisonnement ferme.

Les faits remontent au 31 Juillet 2018 où la victime élève en classe de terminale, a été poignardé par l’accusé et en est décédé. Il ressort du résumé des faits que, c’est une dispute qui a éclaté entre les deux jeunes gens au motif que l’accusé a heurté la victime avec un vélo qu’il conduisait. L’accusé s’étant saisi d’une arme blanche à savoir une paire de ciseaux, qui lui servait d’outil de travail a poignarder sa victime au cours de la bagarre. Cette dernière après avoir tenté de répliquer s’est écroulé à terre. Conduit d’urgence dans un centre de santé, la victime décède quelques heures après des suites de ses blessures. Interpellé et inculpé pour coups mortels, l’accusé a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure comme à la barre.

Il déclare au tribunal n’avoir jamais poignardé la victime. Mais il explique que, c’est dans sa recherche de se défendre qu’il a lancé la paire de ciseaux en la direction du jeune homme décédé. Le père de la victime encore sous le coup de l’émotion déclare ne pas constituer partie civile. Il va plus loin en disant ouvertement au mis en cause, qu’il lui pardonne du fond de son cœur du moment où, il n’a pas le pouvoir de ramener son fils à la vie. Avant de prendre ses réquisitions le ministère public, Seidou Boni Kpegounou, a laissé entendre qu’il est toujours difficile de juger les mineurs dans les faits graves. Il a par la suite démontré au tribunal et au regard de la loi la constitution de l’infraction reproché.

Il ressort de ces propos, qu’en raison de sa minorité d’âge, l’accusé malgré la gravité de son acte doit bénéficier de larges circonstances atténuantes. De ce fait, il demande à la cour de le condamner au temps déjà passé en détention, soit un an. C’est avec une grande émotion à son tour que maître Casimir Marin Hounto, conseil de l’accusé a pris la parole, pour plaider la clémence du tribunal en faveur de son client. Mais avant ceci, il a pris le soin de démontrer aux membres composant le tribunal, toutes les étapes d’enfance malheureuse que son jeune connu suite au décès de son géniteur. Pour conclure ses propos, il place ce qui s’est produit entre les deux garçons sous le coup du sort.

L’examen psychologique et psychiatrique et l’enquête sociale de l’accusé lui ont été favorables. Son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. La cour se retire pour délibérer et déclare l’accusé coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Elle le condamne à douze mois d’emprisonnement ferme. Temps qu’il a déjà passé en prison. Il recouvre ainsi sa liberté.

 

Evelyne Sagbohan

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