mercredi, 21 août 2019 12:31

22 mois d'emprisonnement pour viol sur mineur

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La douzième affaire connue par le tribunal pour enfant statuant en matière criminelle ce mercredi 21 Aout 2019 est une affaire de viol. L’affaire a fait comparaître deux jeunes hommes âgés tous actuellement de 18 ans. Ils ont abusé sexuellement il y a environ deux ans, d’une jeune fille apprentie couturière âgée de 14 ans au moment des faits. Et, c’est la raison de leur présence à la barre ce jour.

Il ressort des faits que courant septembre 2017 plus précisément le samedi 23 septembre, la tutrice de la victime l’a envoyé lui prendre de l’argent chez une de ses débitrices. Sur son parcours, la fillette fut interceptée par les deux jeunes gens qui l’ont trainée de force dans une maison inachevée, pour ensuite entretenir des relations sexuelles avec elle. Interpellés et inculpés pour viol sur mineure, les deux accusés respectivement apprenti peintre bâtiment et apprenti maintenancier, ont reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. Une fois à la barre, beaucoup de leurs propos sont allés en contradiction avec les déclarations faites à l’enquête préliminaire. Ils ont tous déclaré n’avoir jamais traîné leur victime sur les lieux du crime. Selon eux, c’est de plein gré que la fillette les a suivis pour l’acte. Invitées à la barre, la fillette et sa tutrice ont été écoutées aussi dans l’affaire.

Il ressort essentiellement des déclarations de la jeune fille que les accusés l’ont pourchassé après qu’elle ait refusé l’avance de l’un d’entre eux. C’est dans sa course, qu’elle est tombée et les deux ont réussi à la traîné sur les lieux du crime. La tutrice de la victime déclare au tribunal qu’elle ne constitue pas partie civile. Maître Jean de Dieu HOUSSOU, conseil de la partie civile n’a pas plaidé du fait que la victime ne constitue pas partie civile. Paul da Matha, représentant le ministère public a, dans ses réquisitions fait ressortir les éléments permettant aux membres du tribunal de s’accorder sur la constitution de l’infraction par l’accusé. Il a surtout déploré la facilité que les enfants ont de nos jours à se familiariser avec les TIC et toutes les déviances qui en résultent. Puisqu’il ressort de la déposition des accusés qu’ils suivaient de temps en temps les vidéos pornographiques sur leur téléphone portable.

Il requiert ensuite à leur encontre 5ans soit 60mois d’emprisonnement dont 2 ans soit 24mois fermes et 3ans soit 36mois avec sursis. Pour les avocats de la défense à savoir maître Olga Anasside et maître Mounirath Taïrou, c’est la démission des parents et celle de la société qui conduisent à l’ampleur que prend l’infraction de viol dans le pays. Elles invitent de ce fait les parents et tout citoyen confondu à renouer avec les valeurs éducatives, envers les enfants au lieu d’attendre que ces derniers se retrouvent en conflit avec la loi pour jouer aux sapeurs-pompiers. Pour conclure leur propos, les conseils ont imploré la clémence du tribunal en faveur de leur client respectif. Elles demandent qu’ils soient condamnés au temps déjà passé en détention soit 22 mois et quelques jours afin de leur permettre de se rattraper dans la société.

A la délibération, les accusés ont été reconnus coupables de viol par la cour, et ont été condamné à 22 mois d’emprisonnement.

 

Evelyne Sagbohan

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