mercredi, 13 mars 2019 19:01

Législatives 2019 : les clarifications de la CENA sur la procédure de sélection des partis

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Les membres de la commission électorale nationale autonome (CENA) étaient face à la presse ce 13 mars 2019. Cette sortie médiatique intervient au lendemain de la décision de la cour constitutionnelle déboutant les partis PRD, USL et Moele-Bénin suite au rejet de leur dossier de candidature pour les législatives du 28 avril.

L’objectif de cette conférence de presse des commissaires de la CENA est d’apporter des clarifications sur le processus de sélection des dossiers de candidatures des partis politiques. Pour Emmanuel Tiando, président de l'institution, il fallait apporter certaines explications après des commentaires et réactions tendant à “faire croire que la CENA n'aura pas fait preuve d'impartialité dans le traitement des dossiers". "Nous pouvons dire notre part de vérité afin que les intoxications cessent”, a-t-il déclaré. Son intervention s’est axée sur trois points : l’historique et la méthodologie de travail lors des études des dossiers, le processus lié à la délibération et sa convocation à la brigade criminelle.

 

 

L’historique et la méthodologie de travail lors des études des dossiers

Lors du dépôt de candidature, une équipe est chargée de réceptionner les dossiers des partis leur délivrant un récépissé provisoire avec la mention “dossier complet” ou “dossier incomplet”. C’est à ce niveau que les dossiers de l’USL et de l’UDBN ont été recalés pour défaut de récépissé de conformité. Après cette étape deux équipes de six personnes se chargent d’examiner les dossiers de chaque candidat positionné . Ces derniers émettent des observations qui doivent être sujet de débat en plénière par les commissaires.

 

La délibération

La plénière statue soit par consensus ou par vote sur la conduite à tenir face aux observations relevées. Concernant le parti PRD, avant la plénière, 17 observations ont été faites, trois pour le Bloc Républicain, six pour le parti MOELE-Bénin et 8 pour l’Union Progressiste. Ces observations sont entre autres, la non concordance de nom ou de date sur les actes administratifs (quitus fiscal, carte d’électeur, casier judiciaire), certificat de nationalité non légalisé, déclaration de candidature non signée, doublon de candidats pour des partis, etc..
La plénière a décidé de ne tenir compte que des observations liées à la violation du code électoral et la charte des partis politiques.

 

Qui de la convocation d’Emmanuel Tiando à la brigade criminelle !

Emmanuel Tiando était convoqué à la brigade criminelle ce 12 mars. La vice-présidente, Geneviève Boko Nadjo, a tenu a précisé qu’il faut faire la différence entre cette affaire qui est du ressort pénal de celle liée au recours des partis politiques. Le président de la CENA s’est rendue dans les locaux de la brigade suite à une plainte d’un candidat du PRD. Ce dernier qui a été positionné dans la 10è circonscription ne possédant pas de carte d’électeur a saisit le procureur de la République pour connaître des motivations ayant poussé son parti à l’aligner comme candidat.

 

D’où est parti la pièce confidentielle dont le PRD a fait mention ?

Emmanuel Tiando a fait part de l’ambiance délétère qui prévaut actuellement au sein de son équipe. Lors de l’audience ouverte à la cour constitutionnelle pour connaître des recours des partis politiques, le PRD a fait mention de document prouvant des irrégularités. Un document qui fait mention des observations sur des listes du Bloc Républicain et de l’Union Progressiste et qui ne devrait pas se retrouver en leur possession. A ce niveau, le commissaire Freddy Houngbédji dont le nom a été cité abondamment sur la toile et dans les médias a apporté sa version des faits. Il estime que l’ouverture de la cantine contenant les dossiers doit se faire suite à une décision de la plénière et il ne peut le faire sans ça. Mieux, tous ses autres collègues (commissaires et cadre des équipes ) de la CENA avaient en leur possession la pièce incriminée . Freddy Houngbédji en se défendant a rappelé qu’il n’est pas membre du PRD et le fait qu’il porte le nom Houngbédji ne doit pas faire de lui le coupable.

En attendant le verdict des propositions du côté d l'assemblée nationale, la CENA poursuit l’exécution de son chronogramme. la prochaine étape est le positionnement des différents partis sur le bulletin de vote.

 

Tout savoir sur les législatives du 28 avril 2019.

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