Google se trouve confronté à un casse-tête pour la mise en oeuvre du droit à l'oubli. Il s'agit des critères à considérer pour accepter une demande de déréférencement. Depuis le 30 mai 2014 en effet, conformément à une décision de la Cour de justice de l'Union européenne, les internautes peuvent requérir auprès de Google la suppression dans les résultats de recherche des liens conduisant à des informations personnelles avilissantes ou obsolètes. Toutefois, la firme de Mountain View n'applique pas le droit à l'oubli sans peine. Dans une lettre du 31 Juillet 2014, elle a exposé des difficultés qu'elle rencontre à se sujet. Il faut faire un choix entre l'accès du public à l'information, la diffusion de cette dernière par l'éditeur et les dommages occasionnés aux mis en cause. Selon Peter Fleisher, juriste en charge des questions de vie privées chez Google, certaines demandes ne comportent pas des informations correctes, d'autres par contre se rapportent à des litiges de nom, de position politique, etc.
"Chaque critère a ses propres complications et ses défis potentiels. Dans de nombreux cas, il nous manque un contexte factuel solide sans lequel il est difficile d'équilibrer les intérêts concurrents" , explique-t-il.
Malgré la suppression des liens, Google souligne que les éditeurs peuvent toujours corriger les articles.
Deux mois aprèsla mise en ligne le 30 mai 2014 du formulaire, 91 000 demandes portant sur 328 000 urls ont été recensées . Google a traité favorablement 53 % d'entre elles qui sont néanmoins toujours visible hors de l'Union Européenne. 32 % ont été rejetées et 15 % doivent être complétées.



