La montagne a accouché d'une souris. Malgré l'assurance qu'affichait le Directeur technique nationale (Dtn) de la Fédération béninoise d'Athlétisme, Didier Kiki est passé à côté de son objectif des Jeux Olympiques de Rio : améliorer son chrono et terminer la saison en beauté.
A l'issue des 200 m de ce mardi 16 août 2016, le sprinter béninois a réalisé un chrono de 22''27, pire que sa performance d'avant les JO qui était de 22''01.
La pilule est encore plus amère à avaler. Avec ce résultat, le Bénin remporte la médaille d'or de la plus mauvaise performance des JO sur l'épreuve.

De l'athlète au Dtn, chacun a son explication de cette contre-performance. Zéphirin Hounkènou relativise l'échec. Son poulain est en train de remonter la pente après une blessure de deux ans et même s'il est guéri, sa prestation montre qu'il a encore des soins à faire.
Quant à Didier Kiki lui-même, il reconnaît avoir poursuivi deux lièvres à la fois. Elève à la conquête de son bac (qu'il a raté aussi), il s'est donné plus au papier que sur la piste cette année.
L'un comme l'autre, ils mettent à l'index les conditions d'entraînements. Didier Kiki est le seul athlète qui s'entraîne au Bénin, sans installation ni équipement adéquats. Les concurrents africains de sa génération s'entraînent à l'étranger, en Europe, en Amérique ou encore en Asie.
C'est pourquoi Zéphirin Hounkènou plaide pour qu'on envoie son poulain dans un centre de haute performance.
Fernando Hessou, envoyé spécial.



