NOS RADIOS EN DIRECT  

direct radio bénin   direct atl fm   direct radio parakou


Plus de peur que de mal ? Oui, selon le maire de Dassa-Zoumè qui tenait à rassurer la population de sa commune après l’accident, dimanche 12 février, d’un camion-conteneur transportant de l’uranate.

Plus de 48 heures après, le conteneur a été enlevé par une grue et convoyé vers le port de Cotonou. Sa destination finale, c’est la France. La marchandise appartient à la société Areva qui exploite les mines d’uranium du Niger.

Le camion s’était renversé en plein coeur de la ville sur des étalages de marchandises, notamment des tubercules d’igname et des sacs de "gari” (farine de manioc). Mais son contenu ne s’est pas échappé. Et à propos du contenu, on ne saura que c’est de l’uranate que plus tard.

Uranate ou uranium certifié produit dangereux par sa radioactivité ? Dans tous les cas, on est bien en face d’un cas de transport de produit toxique. Et c’est ce qui intrigue. Sur Radio Bénin, le maire de Dassa a certes rassuré sa population et apprécié la mobilisation des autorités communales et des ministères du Cadre de vie et de l’Energie.“Il n’y pas péril en la demeure”, a déclaré Nicaise Fagnon.

Cependant, des questions demeurent. Clément Kotan, directeur de l’Ong “Unité de protection de l’environnement”, dénonce une réaction lente. Deux jours pour acheminer une grue de Cotonou, c’est trop pour M. Kotan. Il estime que la réglementation du transport des produits dangereux n’a pas été respectée. Il aurait souhaité qu’Areva dispose sur le long du trajet allant du Niger à Cotonou, d’équipements d’intervention en cas d’accident. L’environnementaliste indique qu’il est temps de lancer un débat sur le transport des produits dangereux au Bénin.

Comme lui, d’autres personnes se sont également prononcées sur le sujet sur les réseaux sociaux :

  • Didier Hubert Madafimè, journaliste de Radio Bénin spécialiste de l’environnement

  • Luc Gnacadja, ancien ministre de l’Environnement

 

Vincent Agué (@afoukin)

Commentaires  

0 #1 Bonaventure AGBON 16-02-2017 13:22
Il fallait cet accident pour inaugurer le débat salvateur sur la protection de notre environnement et cadre de vie. J'ai comme l'impression que ce transport à haut risque de produits dangereux était couvert de mystère, de secret. Maintenant, à moins que nos autorités soient des anthropophages (ce dont je doute), des dispositions seront prises pour notre sécurité.
Citer

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir