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Les conducteurs de taxi-moto communément appelés zémidjans de Lokossa ont une organisation particulière pour travailler. On les verra rarement sur les voies à la recherche de clients comme à Cotonou. Pour les rencontrer, il faut plutôt se rendre sur leurs parcs établis sous des hangars, des arbres au bords des voies.

“On a fait l’expérience ici à Lokossa ; on a compris que s’il faut se promener on va gaspiller beaucoup de (...) carburant (...). Il est mieux pour nous de rester sur les parcs ”, explique le président de l’association des zémidjans de Lokossa, Daniel Houédanou.

Les parcs se sont donc imposés. On en dénombre 32 dans la ville. Sur chaque parc, l’organisation est la même : un tableau sur lequel chaque zémidjan doit marquer son d’arrivée. Ainsi, cet ordre est respecté chaque fois qu’un client arrive.

Cette organisation, les conducteurs de taxi-moto la tiennent d’un instituteur à en croire Daniel Houédanou. Cela date des années 1995-1996 selon ses souvenirs et a permis de régler les disputes autour des heures d’arrivée.

Entre 1000 et 1500 voire moins, c’est la recette journalière pour le zémidjan qui travaille dans ces conditions à Lokossa. Une recette bien insuffisante pour faire face aux charges familiales.

 

Texte : Vincent Agué

Vidéo : Cyprien Lokossou

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