L'Agence américaine pour le développement international (USAID) en partenariat avec le ministère de la santé a lancé hier mardi 17 février 2015, le projet d'amélioration de la Santé de la Reproduction, du Nouveau-né et de l'Enfant au Bénin. Dénommé ANCRE pour "Advancing Newborn, Child and Reproductive health", il vise à réduire la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle. Ces deux buts sont respectivement les points 4 et 5 des Objectifs du millénaires pour le développement (OMD).
Si le Bénin fait déjà d'énormes efforts pour relever ces défis, la situation de la santé de la mère et de l'enfant reste encore préoccupante. Selon les chiffres des enquêtes démographiques de santé de 2011, quelques 1500 femmes continuent de décéder chaque année des suites de complications liées à la grossesse ou à l'accouchement. De même, plus d'un enfant béninois sur 10 perdent la vie avant l'âge de 5 ans.
Face à ce tableau peu reluisant, et à quelques mois de l'évaluation des OMD en septembre, le lancement du projet ANCRE intervient comme un coup de pouce pour accélérer l'amélioration de la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant. L'ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Michael Raynor, précise d'ailleurs au cours de la cérémonie de lancement que le projet ANCRE va soutenir "les efforts du gouvernement de la République du Bénin en matière de planification familiale, soins prénataux, accouchements, soins postnataux dans le secteur sanitaire public et privé".
D'un coût de cinq milliards de francs cfa, le projet ANCRE s'exécutera s'exécutera sur quatre années. La promotion de la planification familiale, le renforcement du système de santé et la communication pour un changement de comportements sont quelques grands domaines d'intervention du projet. Il va couvrir les zones sanitaires de Cotonou 2 et 3, Djougou-Copargo-Ouaké, Bassila, Kandi-Gogounou-Ségbana, Tchaourou, Savalou-Bantè, Covè-Ouinhi-Zagnannado, Allada-Toffo-Zè, Abomey-Calavi-Sô-Ava, Comé-Bopa-Houéyogbé-Grand-Popo.
Maurice Thantan



