L’Anlc a décelé plusieurs manquements qui entachent le concours à polémique. Jean Baptiste Elias cite notamment la disposition par affinité des candidats dans les salles de composition. Les listes des candidats n’auraient pas été affichées par endroits, et ces derniers auraient eux-mêmes choisi leurs places de composition. Du coup, la tricherie a bien pu avoir lieu selon l’Anlc qui soutient en plus que des salles ayant accueilli une soixantaine de candidats n’avaient eu qu’un seul surveillant.
L’organisation du concours a été confié à un cabinet privé. Son recrutement a été irrégulier aussi selon l’Anlc. Un comité ad’hoc a été chargé de conduire l’opération de sélection du cabinet en lieu et place de la cellule de passation des marchés publics. De plus, dénonce Jean-Baptiste Elias, le cabinet de recrutement a bénéficié d’un avenant à son contrat, d’un montant supérieur à la norme : 54% du montant initial alors qu’il ne saurait dépasser selon la loi 20%.
L’Anlc recommande alors au conseil d’administration de la Cnss d’annuler le test recrutement et de le faire reprendre par le ministère du Travail et de la fonction publique.
Lors d’un entretien télévisé, la ministre du Travail et de la fonction publique, avait réagi à la polémique suscitée par le concours. “S’il s’avère que les concours peuvent être qualifiés de frauduleux, parce que n’ayant pas été organisés dans la transparence totale, je rendrai compte au gouvernement, qui, en ce moment, va aviser”, avait déclaré Adidjatou Mathys.
En 2016, le gouvernement a annulé plusieurs concours de recrutement à la fonction publique jugés frauduleux.
Vincent Agué



