lundi, 24 octobre 2016 15:27

A Yamoussoukro, l’Isesco outille les journalistes pour la promotion de la culture de la paix

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Le siège de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, dans la capitale ivoirienne, a abrité les 20 et 21 octobre 2016 un stage de formation de journalistes sur la diffusion de la culture de la paix par les réseaux sociaux. La formation est une initiative de l’Isesco (Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture)

Le siège de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, dans la capitale ivoirienne, a abrité les 20 et 21 octobre 2016 un stage de formation de journalistes sur la diffusion de la culture de la paix par les réseaux sociaux. La formation est une initiative de l’Isesco (Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture) en partenariat avec le Comiac (Comité permanent de l’Organisation de coopération islamique pour l’information et les affaires culturelles). Elle a regroupé des journalistes et des communicateurs venus du Bénin, de la Guinée, du Mali, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.

L’Isesco se dit "consciente du rôle des réseaux sociaux dans la transmission des valeurs et messages". Ces plateformes virtuelles "sont perçues comme un moyen d’interpénétration interculturelle, inter-sociétale, et ont un pouvoir de mobilisation sans limite". C’est pour cela que l’Organisation a jugé "nécessaire que l’effet de contagion que créent ces réseaux soit en faveur de la promotion de la paix".

Après des communications sur différents aspects du thème de la rencontre, les participants se sont organisés en ateliers pour successivement se pencher sur : la stratégie de communication éducative sur les réseaux sociaux ; l’élaboration des messages de paix sur les réseaux sociaux et l’élaboration de plan de communication pour la paix.

Les travaux de chaque atelier ont été débattus en plénière et suivis de recommandations. Mais toutes ces activités se sont basées notamment sur les valeurs de la culture de la paix et la responsabilité du journaliste dans cette entreprise.

Des valeurs de la culture de la paix

Docteur Diénéba Doumbia, directrice du Département de la recherche de la paix à la Fondation Félix Houphouët-Boigny a entretenu la vingtaine de participants sur les valeurs de la culture de la paix. Ces valeurs sont à trouver sur les plans politique (démocratie), juridique (droits l’homme et Etat de droit), social (non-violence, tolérance, solidarité) et écologique (protection de l’environnement).

Docteur Diénéba Doumbia est nantie d’une grande expérience dans l’éducation à la culture de la paix. Elle l’enseigne d’ailleurs dans les universités de son pays, la Côte d’Ivoire, et au-delà. Elle reconnaît qu’enseigner la paix "n’est pas facile. La meilleure piste selon elle, c’est d’"éduquer à la paix" :

On peut rêver d’un monde meilleur si on se donne les moyens d’éduquer les populations, de transformer leurs comportements dans le sens des valeurs de la paix.

La Côte d’Ivoire a commémoré le 111ème anniversaire de la naissance de son premier président, le 18 octobre, soit 48 heures avant la rencontre de Yamoussoukro. La célèbre phrase de Félix Houphouët-Boigny en faveur de la paix a résonné durant les deux jours de la formation :

La paix n’est pas un mot, mais un comportement.

Responsabilité du journaliste

Du fait sa responsabilité sociale, le journaliste devrait être un apôtre modèle de la paix, a expliqué en substance Aboubacar Ladji Sidibé, journaliste, conseiller technique au ministère de l’Information de Côte d’Ivoire. Comment ? En étant crédible dans ses productions. Dès lors, "chaque fois qu’il dira, qu’il écrira, qu’il montrera quelque chose, ça devient un élément référentiel", a-t-il détaillé.

 

Vincent Agué (@afoukin)

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