“La coopération bilatérale entre le Bénin et le royaume des Pays-Bas prend un nouveau départ dans le secteur de l’eau et de l’assainissement”. C’est en ces termes que le ministre d’Etat secrétaire à la présidence de la République a annoncé ce mercredi 12 octobre que le processus de formulation d’un nouveau partenariat dans ces deux secteurs est en cours entre les deux Etats en vue de la signature d’un accord de financement.
Mais “en attendant l’aboutissement de ce processus et dans le souci de palier au (sic) besoins urgents d’approvisionnement en eau potable des populations”, explique Pascal Irenée Koupaki, l’ambassade des Pays-Bas au Bénin a mis en place un programme transitoire. Ce programme d’urgence dénommé Fonds de transition eau est doté d’une enveloppe financière de 6,2 milliards de francs. Il va permettre de fournir l’eau potable à 87 500 béninois dans 21 communes grâce à la réalisation de 350 points d’eau potable en milieux urbain, péri-urbain et rural, a précisé le ministre.
La gestion des fonds, quant à elle, est confiée à la Caisse autonome d’amortissement (CAA).
L'accord pour le programme transitoire avait été signé le 15 septembre :
Le calme après la tempête ?
La coopération bilatérale entre le Bénin et les Pays-Bas dans le secteur de l’eau et de l’assainissement a connu de nombreuses péripéties. La traversée du désert a commencé avec la révélation, en mai 2015, d’une malversation dans la gestion des fonds alloués au Programme pluriannuel d'appui au secteur de l'Eau et de l'Assainissement (Ppea II). Plusieurs cadres avaient alors été épinglés et sanctionnés. Seul Barthélémy Kassa, ministre de l’eau de l’époque, cité dans l’affaire n’a pas pu s’expliquer. L’homme avait retrouvé son immunité parlementaire à la faveur des élections législatives de juin de 2015.
Les enquêtes sur le scandale avait révélé que plus de 8 milliards de francs avaient été volés. Les Pays-Bas, eux, avaient suspendu leur coopération bilatérale avec le Bénin avant de la relancer en septembre 2015.
Avec l’annonce du processus de formulation d’un nouveau programme de coopération, on peut penser que tout semble rentrer dans l’ordre.
Maurice Thantan



