Le procureur de la république près le tribunal de Ouidah s’est prononcé, lors d’un point de presse ce jeudi 29 septembre, sur l’enquête autour de l’explosion meurtrière de la décharge de Tori-Avamè. Sa sortie médiatique intervient 48 heures après les premières audiences des inculpés dans l’affaire.
Le procureur a voulu clarifier la situation au vu des “interprétations, commentaires à la fois incohérents et contradictoires” qui ont suivi l’accident survenu pendant l’incinération de sacs de farine de blé avariée le 8 septembre. Le drame a fait plus de 20 morts parmi une centaine de brûlés.
Edouard Cyrique Dossa s’est attardé sur la procédure légale de destruction des produits avariés. Tout doit partir du département de l’environnement du Port autonome de Cotonou. Il lui revient d’apprécier “l’aspect avarié des produits” puis de notifier au promoteur que “le produit avarié ne doit pas rentrer dans le circuit de commercialisation”. Le propriétaire de la décharge devait ensuite “se rapprocher du ministère de la Santé pour la confirmation de l’aspect avarié du produit”.
Plus en détail, précise le magistrat, les autres acteurs devant intervenir dans le processus sont la douane portuaire, la mairie de Tori-Bossito, la direction départementale de l’environnement de l’Atlantique-Littoral, l’Agence béninoise pour l’assainissement.
Mardi dernier, le promoteur du site et le directeur départemental de l’environnement ont été placés en détention préventive après les premières audiences au tribunal.
Le Procureur “invite tout le monde à la patience pour éviter que chaque commentaire inappropriée de ce dossier ne soit un couteau dans la plaie de la douleur des parents des victimes”.
Vincent Agué



