Une nouvelle loi, plus dure, sur la fabrication, la commercialisation et la consommation du tabac, c'est ce que souhaitent des organisations activistes de la lutte anti-tabac au Bénin. Ce jeudi 18 août 2016, les responsables de l'Ong, Iect (Initiative d'éducation et de contrôle du tabagisme) et d'autres organisations ont plaidé pour l'aboutissement du processus de mise à jour de l'actuelle loi sur le tabac.
D'après Martin Assogba, président d'Alcrer (Association pour la lutte contre le racisme, l'ethnocentrisme et le régionalisme) le nouveau projet de loi devait être transmis au parlement depuis l'année dernière, mais il reste "bloqué" au secrétariat général du gouvernement. "Le Bénin a enclenché le processus de révision de sa loi anti-tabac avant le Sénégal. Ce dernier dispose déjà d'une loi en harmonie avec la [Convention-cadre de l'Oms pour la lutte anti-tabac] depuis 2014. Il est important pour le gouvernement de se pencher sur cette question qui n'a que trop duré", a-t-il ajouté.
Le président d'Alcrer croit savoir que les dépenses publiques pour des évacuations sanitaires liées à la consommation du tabac sont supérieures aux retombées fiscales de l'importation de produits tabagiques.
Il faut alors prévenir au lieu de "jouer aux sapeurs-pompiers", a déclaré le président d'Iect, Augustin Faton.
Le mardi dernier, l'Ong avait publié son rapport sur les manoeuvres de l'industrie du tabac pour enrôler de nouveaux consommateurs au sein des élèves.



