Kaduna, une ville du nord du Nigéria, a été frappée dans l'après-midi du mercredi 23 juillet 2014 par un double attentat à la bombe. Les deux explosions ont fait au moins 42 morts selon des bilans provisoires.
La première déflagration a eu lieu en pleine rue vers 12h30 heure locale. Elle est intervenue alors qu'un chef religieux, l'imam Dahiru Bauchi, saluait de son véhicule une foule rassemblée à l'occasion d'une fête musulmane. Selon le chef de la Police, cette explosion a fait 25 morts. L'imam n'a pas été touché.
La deuxième bombe a explosé quelques minutes plus tard dans le très fréquenté marché de Kawo. Visiblement l'attentat visait le général Muhammadu Buhari, le chef du parti d'opposition APC, qui se trouvait sur les lieux. Cette deuxième explosion a fait au moins 17 victimes.
Les attaques n'ont pas été revendiquées. Mais tous les soupçons pèsent sur les islamistes de la secte armée Boko Haram. La ville de Kaduna très régulièrement visée par les islamistes a été épargnée ces derniers mois.
Une force multinationale face aux terroristes
Les attentats d'hier ont eu lieu au moment où se tenait à Niamey au Niger un sommet des dirigeants de la Commission du bassin du lac Tchad. En effet, les autorités de quatre pays membres (Niger, Nigéria, Cameroun et Tchad) de cette organisation s'étaient réunis pour décider de la formation d'une force armée multinationale pour lutter contre la menace terroriste de plus en plus grande dans la région. Ces quatre Etats riverains du lac Tchad se sont engagés à fournir chacun un contingent de 700 soldats pour assurer une présence militaire dans la région et être capables d'intervenir en cas de danger. Le Bénin est membre de cette organisation et pourrait également fournir des éléments à cette force dont les contours ne sont pas encore bien clarifiés.



