La réponse du Maroc est donc non. Face à son hésitation pour abriter la 30ème édition de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de Football, la Confédération Africaine de Football (CAF), réunie le 3 novembre 2014, a donné jusqu'au 8 novembre au gouvernement pour clarifier sa position. Les autorités marocaines ont effectivement "clarifié leur position" à la date échue. Le Maroc maintient son un refus d'organiser la Coupe d'Afrique des Nation (CAN) de football en janvier 2015.
Pour cause d'épidémie d'Ebola, le Maroc avait souhaité le report de la date de la compétition qu'il s'est initialement engagé à organiser. La même raison figure au motif du rejet de l'ultimatum de la CAF. Selon le communiqué du ministère des Sports, la décision est "dictée par des raisons sanitaires de la plus haute dangerosité, liées aux risques sérieux de propagation de la pandémie mortelle Ebola". Le pays souhaite toujours le report de la compétition en 2016.
Le Maroc risque des sanctions pour son désistement. En vertu de l'article 90 du Règlement de la CAN, la CAF peut infliger des "sanctions disciplinaires" au pays hôte qui se désiste. Pour l'heure, la CAF doit être à la recherche de solutions alternatives.
Le Comité exécutif de la CAF doit se réunir demain mardi 10 novembre pour statuer sur la question. Il peut décider de reporter la CAN en juin 2015 ou en janvier 2016, ou retirer l'organisation au Maroc et la confier à un autre pays. L'option la plus radicale serait l'annulation pure et simple de la compétition. Aucune option n'est à écarter mais sur la deuxième, la CAF qui avait contacté l'Afrique du Sud pour qu'elle supplée éventuellement au désistement du Maroc a déjà reçu une fin de non recevoir du pays organisateur de la CAN 2013.
Prospa Gnangnon et Lionel Effio (Stagiaires)



