mardi, 04 novembre 2014 10:03

L'Union africaine menace le Burkina-Faso de sanctions

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Au terme d'une réunion d'urgence tenue à Addis-Abeba ce lundi 3 novembre 2014, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) a annoncé que le Burkina Faso courait des sanctions si les militaires qui ont pris le pouvoir après la chute de Compaoré ne le rendait pas aux civils. Pour ce faire, l'UA donne un délai de 15 jours à l'armée pour obtempérer.

Au terme d'une réunion d'urgence tenue à Addis-Abeba ce lundi 3 novembre 2014, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) a annoncé que le Burkina Faso courait des sanctions si les militaires qui ont pris le pouvoir après la chute de Compaoré ne le rendait pas aux civils. Pour ce faire, l'UA donne un délai de 15 jours à l'armée pour obtempérer.

L'Union africaine emploie habituellement ce mode opératoire vis-à-vis des changements de régime non constitutionnels. Le cas échéant, les sanctions pourraient prendre la forme de refus de délivrer des visas, de restrictions de voyages, de gel d'avoirs des militaires voire une suspension du pays de l'organisation. Dans un passé récent la Guinée (2009) et le Mali (2012) ont déjà subi des sorts similaires lors des derniers coups d'Etat qui se sont opérés dans ces pays.

Cependant, le Lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, actuel homme fort du Burkina-Faso s'était déjà engagé devant le corps diplomatique que la transition sera dirigée par "une personnalité consensuelle" et "dans un cadre constitutionnel".

La France a aidé à la fuite de Blaise Compaoré

Dans cette ambiance de menaces de sanctions, l'on apprend davantage sur les conditions du départ en exil de l'ex-Président Blaise Compaoré. Le rôle de la France a bien été décisive dans la fuite du Chef d'Etat déchu. C'est ce qu'il faut retenir des propos du Président français qui ne s'était plus prononcé sur la situation à Ouagadougou depuis vendredi dernier. En déplacement au Québec, François Hollande a laissé entendre ce lundi 3 novembre 2014 que la France a aidé au départ "sans drame" de Blaise Compaoré. On ne saura pas plus sur les paramètres réels de cette aide. Le Président français a seulement précisé "il y a eu des attaques, il y a eu des réponses". Ce qui laisse croire que le trajet de Blaise Compaoré de Ouagadougou jusqu'à son refuge de Yamoussokro a été mouvementé.

 

Maurice Thantan

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