Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat s'est rendu à la Zone franche industrielle ce jeudi 2 juin 2016. Le site de 200 hectares aménagé à Sèmè-Podji près de la frontière avec le Nigeria était censé attirer les investisseurs étrangers. Mais depuis 2001, elle peine à faire ses preuves. Lazare Séhouéto y est allé s'enquérir des difficultés rencontrées afin de proposer des solutions.
Les maux dont souffre la Zone franche industrielle sont nombreux. L'un des principaux demeure le délestage. Sans le courant électrique, les rares entreprises qui y sont installées tournent au ralenti. C'est le cas d'une entreprise spécialisée dans la fabrication du fer à béton que Lazare Séhouéto a visitée. Le rythme de travail de la structure est tributaire de la disponibilité ou non de l'énergie.
Mais la question préoccupe le ministre et il a promis que des solutions vont être apportées. Se référant notamment aux mesures prises par le gouvernement, Lazare Séhouéto a assuré que la question du délestage va connaître une résolution vers la fin de l'année :
"Je mesure à quel point sans énergie on ne peut pas faire de l'industrie. Et j'espère que d'ici à la fin de l'année, comme le ministre de l'Energie l'a annoncé, notre production nationale en matière d'énergie va connaître un coup de fouet de sorte que ces problèmes pourront trouver quelque solution".
L'autre difficulté que les entrepreneurs du site ont évoqué est la lenteur dans la délivrance de certains actes administratifs comme les agréments d'exploitation. A cela Lazare Séhouéto a également promis de s"'intéresser très activement".
Maurice Thantan



