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Comment se porte l’aquaculture au Bénin ? Cette question aurait donné lieu à une réponse très optimiste de la part de l’Union des aquaculteurs du Bénin il y a quelques mois tant le succès de l’activité était épatant et les revenus aussi intéressants. Mais depuis la dépréciation du Naira, la monnaie nigérianne, le secteur se porte de plus en plus mal. Une grande partie de la production halieutique nationale se négociait chez le voisin de l’est. La chute du Naira a plombé ce marché autrefois porteur.

“La grande majorité des producteurs aujourd’hui sont dans ce secteur se trouvent en difficulté. La production se trouve sous leur bras parce que n’arrivant plus à vendre du fait de ce problème”, explique Christian Guidibi au sujet de la dépréciation du Naira.

La dépréciation de la monnaie nigériane est présentée comme la source principale des difficultés des producteurs béninois. Comme ce fait économique frappe également d’autres secteurs de la vie économique nationale, notamment tout ce qui implique les échanges avec le pays de Muhammadu Buhari.

Or, à en croire les acteurs du secteur, toute la filière a été organisée pour satisfaire le marché nigérian. Sauf que les pouvoirs publics ont manqué de vision prospective. Un élémentaire perturbateur tel que la chute du naira n’avait pas été pris en compte.

“Au moment où on démarrait cette production, c’est que toute l’orientation des pouvoirs publics disait le Nigeria est là, c’est un gros marché, il faut produire seulement. Donc tout le monde a foncé et a suivi cette orientation de la politique de l’Etat qui malheureusement n’a pas eu de plan B. Donc on se retrouve dos au mur”, analyse Christian Guidibi.

Face à la situation, les aquaculteurs cherchent d’autres alternatives. Ils réfléchissent notamment à la promotion de la consommation locale. “C’est un défi solide que nous devons relever”, explique Théophane Ayi, vice président de l’association des aquaculteurs du Bénin. Mais leur casse-tête est très loin d’être terminé. La production locale est en hausse. Et c’est plus de 1500 tonnes de poissons (notamment les clarias gariepinus) qui pèsent sous le bras des producteurs.

Maurice Thantan (@seigla)

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