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Quatre établissements hôteliers (3 hôtels et un motel) autrefois cédés à des privés reviennent dans le giron de l’Etat. Le conseil des ministres du mercredi 15 février 2017 a pris la décision après deux études de 2012 et d’août 2016 attestant du non-respect de leurs obligations par les concessionnaires desdits établissements hôteliers.

Les conventions signées avec les opérateurs privés seront résolues, c’est-à-dire anéanties avec effet rétroactif permettant à l’Etat de reprendre son patrimoine à l’état où il était et de retourner à son tour les bénéfices perçues des différentes cessions.

Comme par coïncidence, le vendredi 10 février dernier, les travailleurs de Bénin Marina Hôtel cédé à un opérateur privé en 2004, ont manifesté pour dénoncer les menaces sur leurs emplois (vidéo). Le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence, a cité ce cas pour justifier la décision du gouvernement concernant aussi l’Hôtel Croix du Sud, l’Hôtel PLM Alédjo, et le Motel d’Abomey :

“A titre illustratif, le Bénin Marina Hôtel a été cédé en mars 2004. Le concessionnaire avait pour obligation de réaliser un programme d’investissement sur une période de 26 mois, en procédant à la rénovation et la modernisation du bâtiment existant, et en construisant un bâtiment annexe avec 54 suites présidentielles et 108 chambres. S’agissant de l’Hôtel Croix du Sud cédé en 2007, le cessionnaire avait pour obligation de raser l’hôtel dans un délai de 12 mois après le transfert effectif du bien cédé et de réaliser des travaux de construction d’un hôtel quatre étoiles et d’un centre commercial moderne conformément au plan indiqué. A ce jour, et soit plus de dix ans après, les aménagements prévus n’ont point été réalisés.”

Un administrateur provisoire nommé par le ministre des Finances sera chargé de “la gestion des quatre réceptifs hôteliers concernés”, a indiqué Pascal Irénée Koupaki.

Reprise provisoire

Toutefois, le gestion directe par l’Etat des quatre établissements hôteliers est provisoire. “L’Etat ne s’occupe pas de commerce, l’Etat peut faire la promotion du commerce”, a clarifié Pascal Irénée Koupaki. Les procédures judiciaires concernant les différentes conventions à résoudre, seront suivies “de nouvelles dispositions pour rechercher en partenariat public-privé, les opérateurs économiques qui seront en mesure de rénover ces hôtels, d’investir, d’agrandir et de bien gérer”, a commenté le ministre d’Etat.

Sur le cas particulier de l’Hôtel PLM Alédjo qui abrité la Conférence nationale de février 1990, Pascal Irénée Koupaki a indiqué que ce “berceau de la démocratie” sera aussi traité comme les autres hôtels de l’Etat mais “avec un aspect historique particulier”.

Vincent Agué

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